Tourisme médical et chirurgie esthétique : 26% sont réopérés en urgence
Se rendre à l'étranger pour bénéficier d'une intervention chirurgicale esthétique à un prix défiant toute concurrence, c?est tentant, mais risqué. À minima, 26% des personnes ayant bénéficié d'une intervention à l'étranger doivent se faire réopérer en urgence en raison de complications.
Les actes de chirurgie non remboursés par la Sécurité sociale coûtent cher. Il est logique que le patient commence à comparer les prix. Et dans certains pays étrangers, les prix sont tirés vers le bas pour attirer les clients, créant un véritable tourisme médical. Car en effet, même après avoir payé son billet d’avion, certains soins dentaires, esthétiques, orthopédiques et traitements de l’infertilité, restent concurrentiels.
Au-delà des risques inhérents liés à des interventions réalisées à la chaîne et à un plateau technique potentiellement restreint, les patients qui se déplacent à l’étranger ne bénéficient pas de l’entretien préalable avec leur chirurgien ni du délai de réflexion visant à bien définir les indications, les objectifs, les avantages, les inconvénients et les risques éventuels de l’intervention. Enfin, les suites opératoires sont écourtées et les recours en cas de complications, mauvais résultats ou simplement d’insatisfaction, sont limités.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Jeevan R. et al., J. Plast. Reconstr. Aethet Surg., 2011 Feb;64(2):143-7. Epub 2010 May 11.Crédit image : © Chlorophylle - Fotolia.com












