Traitement anti-ménopause: la Cour suprême des USA tranche contre Pfizer
La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté lundi un appel du laboratoire Pfizer qui voulait éviter un nouveau procès dans une affaire concernant une Américaine qui a eu un cancer du sein après avoir pris un traitement hormonal anti-ménopause.

Source photo : Timothy A. Clary [AFP/Archives]
Le géant pharmaceutique avait affirmé que ce nouveau procès - limité uniquement à la question des dédommagements alloués à la plaignante - n'était pas constitutionnel parce qu'il ne tenait pas compte de tous les aspects de l'affaire.
En 2008, un jury s'était prononcé en faveur de la plaignante, Donna Scroggin, et lui avait alloué 27 millions de dollars de dédommagements dans le cadre de sa plainte contre deux entités désormais gérées par Pfizer, Wyeth et Upjohn. Elle s'était en outre vue allouer 2,7 millions de dollars d'indemnités compensatoires.
Le jury avait conclu que Wyeth ne l'avait pas avertie de façon adéquate du risque accru de cancer du sein lié aux traitements Premarin et Prempro qu'elle a pris pendant 11 ans avant de contracter la maladie.
Une cour d'appel fédérale a estimé par la suite que si certains témoignages n'auraient pas dû être pris en compte lors du procès, Wyeth devait bien verser un dédommagement à la victime et a ordonné un nouveau procès limité à cette seule question du dédommagement.
Le président de la Cour suprême John Roberts, qui possède des actions chez Pfizer, n'a pas pris part à la décision de la plus haute instance judiciaire américaine.
![]() | Source AFP modifié le 23/06/2010 |













