Un marqueur commun pour dépister 11 cancers
Dans le domaine du cancer, l'idéal est de pouvoir dépister facilement tous les cancers à un stade très précoce, afin d'en améliorer les possibilités de guérison. En effet, plus un cancer est dépisté tôt, plus les chances d'en guérir augmentent.
La découverte faite par des chercheurs de l’Inserm apporte ici d’immenses espoirs. En effet, ils viennent de découvrir un marqueur commun à 11 cancers (prostate, sein, colon, pancréas, vessie, rein, poumon, foie, estomac, testicules et ovaires) et qui s’exprime très tôt dans les tumeurs. Autrement dit, on peut espérer dans un avenir assez proche pouvoir dépister ses cancers à un stade précoce par une simple prise de sang par exemple. Explications.
Ce marqueur que l’on retrouve dans 11 des cancers les plus fréquents, est en réalité le récepteur à la FSH, une hormone hypophysaire. En l'absence de cancer, ce récepteur se retrouve uniquement au niveau des organes reproducteurs (ovaires, testicules). Mais lorsqu’une tumeur se développe, ce récepteur à la FSH est détecté très tôt sur les parois internes des vaisseaux qui irriguent la tumeur. En revanche, ils n'apparaissent absolument jamais dans les tissus sains, à l'exception des organes de la reproduction.
La recherche de ce récepteur peut donc servir à dépister précocement les tumeurs. Ce récepteur commun peut aussi servir de base à de nouvelles pistes thérapeutiques (le réseau vasculaire développé autour des tumeurs est une cible idéale pour « asphyxier » les tumeurs).

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Nicolae Ghinea et coll., The New England Journal of Medicine, 1621-30, 21 octobre 2010.Source image : Fotolia.com












