Un ressort pour ouvrir l'artère carotide lié à un risque accru d'attaques
L'insertion d'un petit ressort ou "stent" à l'intérieur de l'artère carotide pour la maintenir ouverte et assurer le flot sanguin vers le cerveau présente plus de risques d'attaques cérébrales et de mortalité qu'une intervention chirurgicale, selon une étude publiée lundi.

Source photo : Eric Feferberg [AFP/Archives]
"La pose d'un ressort métallique est devenue ces dernières années une alternative à l'endartérectomie, une ablation chirurgicale des tissus et des plaques dans la carotide", écrivent dans un communiqué les auteurs de cette étude.
Cette technique consiste à introduire un cathéter dans la carotide par l'artère fémorale, aisément accessible à l'aine, avant d'y insérer un petit ballon qui est ensuite gonflé pour compresser les plaques d'athénome afin de pouvoir y introduire un petit ressort métallique appelé "prothèse endovasculaire ou "stent" en anglais.
Cette procédure est recommandée par l'"American Heart Association" et "l'American Stroke Association" comme étant une stratégie acceptable.
L'"European Society of Vascular Surgery" la recommande aussi mais dans certaines circonstances.
Cependant, la "sûreté et l'efficacité" du "stent" pour ouvrir une artère carotide font l'objet de controverse, contrairement à l'endartérectomie.
Ces chercheurs, sous la direction du Dr Sripal Bangalore de la faculté de médecine de l'Université de New York (nord-est) ont fait une méta-analyse des résultats de 13 essais cliniques comparant les deux procédures jusqu'en juin 2010 et portant sur 7.477 patients souffrant de blocage de la carotide.
Ils ont fait une estimation du risque de mortalité, d'infarctus du myocarde et d'attaque cérébrale dans les 30 jours ayant suivi l'une ou l'autre des procédures.
Durant cette période, la pose d'un ressort a été liée à un accroissement de 65% du risque de mortalité ou d'attaque cérébrale par rapport à une intervention chirurgicale.
Toutefois, pendant cette même période, le "stent" a permis une diminution de 55% du risque de crise cardiaque et de blessure des nerfs crâniens par rapport à l'endartérectomie de la carotide.
La pose d'un ressort a aussi été liée à une augmentation de 180% du risque de sténose, un rétrécissement répétitif de l'artère carotide.
"Des stratégies doivent être rapidement élaborées pour identifier les malades pour lesquels l'une ou l'autre de ces procédures est la plus indiquée", concluent les auteurs de cette méta-analyse.
![]() | Source AFP modifié le 12/10/2010 |













