Une charte pour développer l'éthylotest dans les bars et restaurants
Une charte visant à développer la présence d'éthylotests dans les hôtels, cafés, restaurants et établissements de nuit a été signée mardi par Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière, et les organisations professionnelles du secteur, a constaté une journaliste de l'AFP.

Source photo : Fred Tanneau [AFP/Archives]
Les six organisations professionnelles signataires de cette charte, qui représentent environ 65% des 138.000 établissements titulaires d'une licence III ou IV en France, s'engagent à promouvoir l'utilisation d'éthylotests auprès de leurs adhérents.
Les établissements volontaires en mettront à disposition de leurs clients, gratuitement ou non.
Selon Dominique Bussereau, le développement de l'éthylotest participe à un changement de comportements, qui peut diminuer l'insécurité routière en étant lié à la "politique de sévérité" du gouvernement.
"L'éthylotest doit devenir un objet du quotidien", dont l'usage deviendrait "aussi fréquent que (celui du) préservatif", en étant "compris comme un objet de protection", a commenté Michèle Merli.
"On ne se substitue pas aux forces de l'ordre", a souligné à l'AFP Jean-Pierre Chedal, président des restaurateurs adhérents au syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat).
Laurent Lutse, président de la fédération nationale des cafés, brasseries, monde de la nuit à l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), a ajouté que cette charte "aurait du être signée depuis avril, mais on voulait que l'association des maires de France (qui organisent des événements lors desquels de l'alcool est vendu, ndlr) soit présente. Nous en avons obtenu l'accord il y a huit jours".
Six organisations professionnelles ont signé cette charte : la confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH), la chambre syndicale des cabarets artistiques et discothèques (CSCAD), la fédération autonome générale de l'industrie hôtelière et touristique (FAGIHT), le syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL), le syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat) et l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH).
En 2009, 1.018 des 4.273 décès sur la route étaient dus à l'alcool.
![]() | Source AFP |













