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Une semaine pour essayer de comprendre comment fonctionne le cerveau

 

Ma santé

 

Cinéma ou théâtre, cafés scientifiques, visite d'un centre de recherches, expérience dans un "Cerveaurium", la "semaine du cerveau", lancée dans le monde entier du 14 au 20 mars, veut essayer de sensibiliser le public à la recherche et à la nécessité de son financement.

 

Un medecin observe, le 29 septembre 2008 au CEMEREM (Centre de résonance Magnétique Biologique et Médicale) de Marseille, les images d'un cerveau obtenues à partir d'une nouvelle IRM

Source photo : Anne-Christine Poujoulat [AFP]


Cette 11ème semaine du cerveau est organisée dans 62 pays, sous l'égide de l'association américaine "Dana alliance for the brain", pour faire comprendre les fonctionnements et dysfonctionnements de cet organe de 1.400 cm3, cent milliards de neurones et 100.000 milliards de synapses (ou connexions).

La France, qui se classe dans les premiers rangs au monde pour la recherche en neurosciences, l'organise dans 23 villes, sous le pilotage de la Société des neurosciences, la première société du genre en Europe avec près de 3.000 chercheurs, et avec le soutien de la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC), qui rassemble plusieurs associations spécialisées dans des maladies du système nerveux.

André Nieullon, président de la Société française des neurosciences, relève que grâce à Neurospin, le centre d'imagerie cérébrale de Saclay (Essonne), la France est "leader en Europe" dans le domaine de l'imagerie cérébrale.

En revanche, la France est moins bonne selon lui dans le secteur de la psychiatrie, où la recherche est "insuffisamment développée", et dans l'épidémiologie.

"Notre problème, dit-il, c'est que pour les financements nous sommes en retard sur d'autres pays comme l'Allemagne ou la Suisse".

Les maladies du cerveau, neurologiques ou psychiatriques, touchent à un moment ou un autre de leur vie "un Français sur trois ou quatre", souligne le Pr Nieullon. Un chiffre qui devrait croître, avec le vieillissement de la population.

Au cours de la semaine, on parlera de sclérose en plaques dans un "bar des sciences" bilingue. Des adolescents pourront réaliser des "BD neurosciences" dans des ateliers, une salle du CNRS accueillera une "pièce de théâtre +olfactif+". A Toulouse, un planétarium gonflable de 4m de haut et 8m de diamètre sera transformé en "Cerveaurium" : on pourra y entrer et visualiser l'activité électrique cérébrale d'une personne du public.

Tous les sujets seront débattus : comment s'instaure la communication entre le nouveau-né et les adultes, comment contrôler un ordinateur avec ses ondes cérébrales... On expliquera aussi comment, en déchiffrant le "pilote automatique" installé dans le cerveau de l'insecte, on peut concevoir les futurs atterrissages automatiques sur la Lune ou sur Mars.

AFPSource AFP
modifié le 15/03/2011