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USA: des chercheurs mettent le doigt sur l'effet coupe-faim de la cigarette

 

Ma santé

 

Des chercheurs ont identifié des récepteurs dans le cerveau responsables des effets coupe-faim de la nicotine, selon des travaux menés sur des souris et publiés jeudi qui pourraient ouvrir la voie à des traitements évitant une prise de poids aux fumeurs prêts à décrocher.

 

Des mégots de cigarettes dans le caniveau, le 15 janvier 2008 à Paris

Source photo : Joel Saget [AFP/Archives]


"L'identification de ces récepteurs est importante pour la compréhension des mécanismes liés à l'accoutumance, à la prise de poids et au tabagisme", explique le Dr Mariella De Biasi, professeur adjointe de neurologie à la faculté de médecine Baylor au Texas (sud), co-auteur de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 10 juin.

"Pour le moment, ces résultats se limitent à des souris mais ils pourraient ouvrir la voie à des thérapies pour aider les fumeurs à cesser de fumer sans gain de poids", estime-t-elle.

"Un grand nombre de fumeurs n'osent pas arrêter par crainte de grossir. Les résultats de notre recherche laissent penser que des médicaments qui stimuleraient ces récepteurs de nicotine devraient aider à limiter la prise de poids après avoir renoncé à la cigarette", selon la chercheuse.

Elle souligne aussi que ces récepteurs cérébraux pourraient être une cible de choix pour développer des médicaments capables d'aider à contrôler l'obésité et d'autres troubles du métabolisme.

La nicotine active un petit groupe de neurones dans une partie de l'hypothalamus qui signalent quand le corps a suffisamment mangé et qui sont différents de ceux liés à l'accoutumance, explique le Dr Marina Picciotto, professeur de psychiatrie à l'Université de Yale (Connecticut, nord-est), principal auteur de cette communication.

C'est en testant sur des souris un anti-dépresseur potentiel qui agit sur ces récepteurs, que Yann Mineur, un chercheur travaillant dans l'équipe du Dr Picciotto, a remarqué que les rongeurs traités avec cette substance mangeaient moins que les autres.

AFPSource AFP
modifié le 11/06/2011