Valve aortique : le remplacement marche mieux avec les tissus du patient
Le remplacement de la valve aortique du coeur donne des résultats supérieurs, en terme de survie et de qualité de vie, quand il est fait avec du matériel vivant prélevé sur le patient plutôt qu'avec une valve aortique provenant d'un donneur décédé, selon une étude.

Source photo : Kambou Sia [AFP/Archives]
Dix ans après l'intervention, le risque de décès était quatre fois plus élevé parmi les patients dont la valve défaillante avait été remplacée par une valve aortique de donneur décédé, que pour ceux qui avaient bénéficié d'une autogreffe (avec les propres tissus du patient), selon l'étude menée à Londres par Sir Magdi Yacoub, publiée par la revue médicale britannique The Lancet.
L'étude comparative a porté sur 216 patients âgés de 18 à 69 ans, enrôlés entre 1994 et 2001, et répartis par tirage au sort en deux groupes.
Il y a eu un décès pendant l'opération avec autogreffe ou juste après contre trois dans le cas de greffe de valve de donneur.
Au terme de dix ans de suivi médical après l'intervention, quatre patients étaient décédés dans le groupe des autogreffes contre 15 dans le groupe ayant reçu une valve de donneur.
Ainsi dix ans après l'opération, la survie (97%) du groupe ayant bénéficié de l'autogreffe était devenue comparable à celle (96%) de la population britannique d'âge comparable. La survie dans le groupe ayant reçu une valve aortique de donneur était en revanche bien inférieure (83%).
La valve aortique connecte le ventricule gauche du coeur à l'artère principale du corps, l'aorte qui apporte le sang oxygéné à l'organisme.
![]() | Source AFP modifié le 05/08/2010 |













