Vers la disparition des ordonnances papier ?
Le 06/12/2011 Ã 19:00
Après la télétransmission des feuilles de soins, est-ce au tour des ordonnances ? Bien évidemment, car le traitement des ordonnances en papier demande beaucoup de temps, de place et d'argent ! Des bénéfices considérables pourraient être faits si les ordonnances papier venaient à disparaître. Et cette issue est en marche.
Les ordonnances ont la particularité d’impliquer à la fois les pharmaciens, qui remplissent, classent et acheminent vers les Caisses de Sécu, et l’Assurance maladie qui, à son tour, trie, traite et archive.
Selon Frédéric van Roekeghem, directeur général de la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), chaque pharmacie passe en moyenne deux heures à classer et mettre sous plis les ordonnances traitées dans la journée. Côté assurance maladie, 750 millions d’ordonnances sont traitées puis archivées, ce qui représente 420 km d’archives. A Paris, c’est l’équivalent d’un camion de 6 tonnes de papier qui arrive chaque semaine à la Caisse primaire. Au final, cela coûte 4 millions d’euros par an et mobilise quelque 4.000 agents !
La transformation est en marche. Sur les 23.000 officines, 900 se sont portées volontaires pour scanner les ordonnances lorsque le patient est au guichet, puis graver des CD et les envoyer à l’Assurance maladie au rythme de deux fois par mois. À noter que certaines pharmacies expérimentent la télétransmission directe des ordonnances vers l'Assurance maladie via un serveur informatique sécurisé.
Cette dématérialisation des ordonnances papier va se généraliser d’ici fin 2012, début 2013, avec pour objectif un achèvement du papier en 2018 ! Ce nouveau système pourrait économiser 400 postes temps-plein, précise Frédéric van Roekeghem, qui pourraient être mis à profit pour « accomplir des missions à plus forte valeur ajoutée », soit de conseils, de prévention, etc., et renforcer le contrôle systématique des prescriptions dans le cadre de la lutte contre les fraudes aux fausses ordonnances...
Cette dématérialisation des ordonnances papier va se généraliser d’ici fin 2012, début 2013, avec pour objectif un achèvement du papier en 2018 ! Ce nouveau système pourrait économiser 400 postes temps-plein, précise Frédéric van Roekeghem, qui pourraient être mis à profit pour « accomplir des missions à plus forte valeur ajoutée », soit de conseils, de prévention, etc., et renforcer le contrôle systématique des prescriptions dans le cadre de la lutte contre les fraudes aux fausses ordonnances...

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Le Figaro, Les Echos, 1er décembre 2011.Crédit image : Fotolia.com © Monkey Business












