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Viveo: des experts dressent un "état des lieux alarmant" de la santé des salariés

 

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Le cabinet Aptéis a dressé un "état des lieux alarmant" des atteintes à la santé des salariés de l'éditeur de progiciels Viveo, à la suite du plan social annoncé en janvier, dans un rapport transmis au comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) consulté lundi par l'AFP.

 

Un médecin en consultation

Source photo : Marc Le Chelard [AFP]


Le rapport, rendu le 9 août au CHSCT, est intitulé "des atteintes à la santé des salariés déjà perceptibles : un état des lieux alarmant". Les salariés "ont tous exprimé leur désarroi" et "nombreux sont ceux qui déclarent avoir constaté une dégradation de leur santé physique et psychique", est-il indiqué.

"L'ensemble de ces manifestations, caractéristiques d'un mal-être au travail, traduit une dégradation caractérisée et générale de l'état de santé des salariés", ajoute Aptéis, mandaté en juin par le CHSCT, notant que plusieurs salariés évoquent de "l'anxiété", de la "nervosité", des "troubles du sommeil", un "état de +malaise général+" et ont "recours à des (...) anxiolytiques".

"Un risque psychosocial avéré" qui a mené le cabinet Aptéis, agréé par le ministère du Travail, "à alerter le CHSCT, la direction et la médecine du travail de la gravité de la situation".

"Dans un climat social extrêmement tendu, et face à l'intransigeance de la direction, Viveo risque de vivre un automne pour le moins orageux", a réagi la CGT, estimant que ce rapport "est de nature a inciter la direction à réviser sa stratégie".

La direction de Viveo n'était pas joignable en fin de matinée.

Viveo, spécialisé dans les progiciels bancaires, avait annoncé en janvier un plan social d'une soixantaine de suppressions de poste, soit environ le tiers des effectifs, un mois à peine après son rachat par le suisse Tenemos.

Le comité d'entreprise de Viveo attend la décision, attendue le 16 septembre, de son recours en référé auprès du tribunal de grande instance de Paris, qui s'appuie sur l'"absence de raisons économiques" et "l'insuffisance des moyens mis dans le plan de sauvegarde de l'emploi", selon son secrétaire général, Philippe Richard.

AFPSource AFP
modifié le 24/08/2010