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Vous avez dit "lymphomane" ?

 

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C'est sur un mode résolument décalé, jouant sur des quiproquos dus à la méconnaissance de la maladie, que l'association France Lymphome Espoir organise jeudi l'édition française de la Journée mondiale du lymphome, une des formes de cancer dont la fréquence augmente le plus.

 

Le logo de l'Institut national du cancer réalisée le 8 janvier 2007 à Paris

Source photo : Christophe Simon [AFP/Archives]


Plus de 14.000 nouveaux cas de lymphomes sont diagnostiqués chaque année, soit presque deux fois plus que les leucémies, ce qui en fait le 3e cancer le plus commun chez les enfants et le 5e chez les adultes.

Se développant dans le système lymphatique, ils sont responsables de 5.000 décès par an et peuvent toucher tout le monde et à tout âge.

Il existe une soixantaine de types différents de lymphomes classés en deux grandes catégories. Les lymphomes hodgkiniens, ou "maladie de Hodgkin", sont les plus connus, mais représentent moins d'un cas de lymphome sur sept. Les lymphomes non hodgkiniens sont les plus fréquents : le nombre de nouveaux cas a augmenté de près de 5% par an au cours des dernières décennies.

Les causes de cette augmentation restent mal identifiées. "On a des doutes par rapport à l'environnement, notamment vis-à-vis des pesticides", indique cependant Guy Bouguet, président de France Lymphome Espoir.

L'association ) a choisi cette année d'interpeller le grand public, avec une campagne décalée disponible sur

L'idée est de "mettre en évidence la méconnaissance du mot lymphome", explique M. Bouguet.

Lors du diagnostic, plus de la moitié des patients n’ont en effet jamais entendu parler du lymphome et près des trois-quarts ignorent qu'il s'agit d'une forme de cancer.

Trois vidéos mettent ainsi en scène deux protagonistes lors d'une discussion au cours de laquelle le mot "lymphome" fait l'objet d'un quiproquo : ce n'est ni "une plante exotique", ni "un animal sauvage", et, coup dur aux fantasmes, la personne qui en est atteinte n'est pas "nymphomane".

Parallèlement à cette campagne de sensibilisation, l'association publie aussi, en partenariat avec l'Institut national du cancer (INCa), un guide sur le lymphome non hodgkinien.

Il fait le point sur ses différentes formes, les examens de diagnostic, les traitements proposés et leurs effets indésirables possibles.

Dans la maladie de Hodgkin, une rémission complète est obtenue dans près de 9 cas sur 10 après le traitement, et les rechutes sont rares, indique France Lymphome Espoir.

Pour les lymphomes non hodgkiniens, "on arrive à beaucoup mieux les soigner depuis une dizaine d'années", souligne M. Bouguet, notamment grâce à l'arrivée des anticorps monoclonaux, obtenus par génie génétique.

Les différentes manifestations (conférences, randonnées...) mises en place à travers la France à l'occasion de la journée mondiale se poursuivent jusqu'à la fin du mois, avec notamment un concert de la Maîtrise de Radio France le 25 septembre en l'église Saint-Roch à Paris.

( www.francelymphomeespoir.fr/ www.lymphormez-vous.com

AFPSource AFP
modifié le 15/09/2011